Mon étape préférée : le travail sur le texte !

21 juillet 2015

Par Catherine Pion

Mon dernier article portait sur le graphisme et la mise en pages des livres. Cette fois, j’aborde la question du travail sur le texte! C’est la partie du stage que j’attendais avec le plus d’impatience.

Habituellement, le travail sur le texte se fait surtout par des échanges entre l’auteur et la direction littéraire, assumée par Marie. J’ai beaucoup de chance : elle m’a permis de travailler sur deux textes, de proposer des modifications et de discuter directement avec les auteurs (après qu’elle ait jeté un coup d’œil sur mon travail, bien sûr!). J’étais un peu nerveuse car, dans nos cours d’édition du manuscrit, on nous enseigne que chaque auteur est différent et réagit de manière distincte lorsqu’on communique avec lui. Il faut donc faire bien attention lors des échanges avec l’auteur pour choisir les bons mots, ne pas trop intervenir dans le texte, etc. En fait, chaque projet d’écriture peut être vu comme un bébé pour l’écrivain : on comprend alors pourquoi il s’agit d’un sujet sensible.

Jusqu’à présent, j’ai pu travailler sur deux projets différents. D’abord, Appi, lutin parfumeur, l’album que je vous ai présenté la semaine dernière; et ensuite, Une âme suffit, un roman qui comporte aussi une bande-dessinée. J’aime beaucoup ces projets, car ils me permettent de travailler sur plusieurs formats et genres littéraires différents.

Bref, je voulais vous donner un exemple de travail sur le texte, sans révéler des éléments trop personnels aux projets. Je cherchais donc quelle anecdote vous raconter… jusqu’à la réunion de mardi dernier. Nous étions tous assis autour de la table de conférence, lorsque nous avons commencé à discuter du titre Appi, lutin parfumeur.

Devions-nous mettre une virgule dans le titre? À ma grande surprise, cette question a soulevé les passions! Nous n’avions pas la même vision des choses : plusieurs d’entre nous croyions qu’il fallait mettre une virgule, et plusieurs autres s’interrogeaient concernant l’esthétique du titre sur la page couverture. Même chose en ce qui concernait l’utilisation du féminin : devions-nous parler d’une lutine, ou d’un lutin? Les grands débats féministes et linguistiques nous ont retenus un bon moment!

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Habituellement, une fois les modifications principales effectuées – surtout en ce qui concerne la logique du récit, la structure et le style – on envoie le document au réviseur, Réjean, qui nous le retourne avec ses commentaires. Lorsqu’on travaille sur un album jeunesse, il faut aussi prendre en compte les illustrations dans le déroulement de l’histoire, ce qui peut donner lieu à des changements pour adapter le texte aux images. Dans tous les cas, ces échanges sont très enrichissants : chaque personne a une perspective différente sur le texte, qui lui vient de son bagage personnel. J’adore cette partie du travail, puisqu’elle nous permet de perfectionner le récit le plus possible!

Des livres créés en acadie, imprimés au canada